Étaples – Hôtel Souquet-Marteau

Comme il a du resplendir au début du XIXème siècle, cet hôtel particulier.

Il a été construit pour la famille Souquet Marteau et leur fils, Gustave.

Il fut la résidence du Maréchal Ney lors du camp de Boulogne de 1803 à 1805. En 1803 et 1804, le Premier Consul Bonaparte y fait deux visites.

Sis place du Général de Gaulle, ce sont les médaillons sur la façade qui attirent le regard.

Ils évoquent les différents personnage qui ont séjourné dans la demeure. Le Maréchal Ney et Napoléon, mentionnés plus haut, Nicolas César Souquet Marteau, maire d’Étaples lors de la visite de Napoléon, et le Général Marc Antoine Marie Obert, qui y naquît en 1774 alors que ses parents étaient au service des propriétaires.

Gustave Souquet, imprimeur mais aussi inventeur, historien et précurseur de la photographie archéologique, a rassemblé dans cette maison toutes ses trouvailles archéologiques qu’il à photographiées et inventoriées. Bon nombre de celles-ci étaient visibles au musée Quentovic d’Étaples, aujourd’hui, hélas, fermé.

Festival vapeur du CFTVA 2018 – Arques (1)

En avril 2018, un groupe des ADLCO s’est rendu à Arques afin d’assister au festival vapeur fêtant les 20 ans de l’association Chemin de Fer Touristique à Vapeur de la Vallée de Aa.

La ligne va d’Arques à Lumbres en passant par Blendecques.

Parmi les animations proposées à Arques, une très copieuse exposition de modèles réduits.

De nombreuses associations de préservation du patrimoine ferroviaire sont présentes avec des locomotives anciennes.

030 T Henschel (Train des Mouettes)

Le matériel ferroviaire du CFTVA est bien entendu de la fête.

Voici sa description su le site de l’association :

En 1996, le CFTVA a fait l’acquisition de cette locomotive à vapeur avec notamment les aides du Ministère du Tourisme, et du Conseil Régional.  Il s’agit d’une 150 Y Type 52  » Décapod  », légère (maximun 15,6 tonnes par essieu).

1) Historique de la machine

En 1942, la Deutsche Reichsbahn entreprit la construction de cette série de locomotives (« Baureihe » ou « BR » 52), de conception simplifiée, sans métaux non ferreux et à cabine de conduite fermée.

De 1942 à 1945, 7 559 locomotives dites de  » guerre  » furent fabriquées chez 15 constructeurs européens différents, dont une petite partie en France à Graffenstaden et numérotées 52 001 à 52 7792. Elles constituent la plus grande série jamais construite dans le monde, et ont appartenu aux chemins de fer de 14 pays. A la libération, en plus des 17 fabriquées en France, la SNCF a récupéré 25 machines abandonnées par la Reichsbahn. Ces machines ont constitué, à la SNCF, la série des 150 Y. Notre machine, la Ty2 n°  6690, est sortie des usines autrichiennes de Vienne Floridsdorf en 1943, a appartenu aux  » PKP  », les Chemins de Fer Polonais, et y a subi une grande révision générale en 1991, dans les ateliers d’Olesnica. Elle fut transférée à Arques par péniche, via les  canaux allemands, hollandais et belges, puis débarquée sur les quais en face de l’ascenseur à bateaux des Fontinettes.

2) Caractéristiques générales

vitesse limite originelle : 80 km/h
masse totale en ordre de marche : 86,07 t
masse d’adhérence : 77,4 t
masse par essieu moteur : 15,6 t (le plus chargé)
rayon minimal d’inscription en courbe : 90 m
diamètre des cylindres : 0,66 m
course des pistons : 0,66 m
surface de grille : 3,9 m2
surface totale de chauffe : 177,6 m2, surface totale de surchauffe : 63,7 m2
diamètre intérieur de la chaudière : 1,70 m
capacité de la chaudière : 8 000 litres
timbre originel de la chaudière : 16 bars (réduit à 14)
éclairage électrique par turbo-dynamo
poste de conduite à droite

3) Le tender

Il est de type 32 Y, surnommé  » baignoire  » :
masse à vide : 18 t
capacité en eau : 30 000 litres
capacité en charbon : 9,40 t
masse totale en ordre de marche : 60 t
masse totale Tender + Locomotive : 146,70 t
masse par essieu : 15 t
Caisse à eau demi-cylindrique soudée, faisant office de châssis, permettant un gain de poids appréciable de 11 tonnes par rapport à un tender classique riveté de même capacité.

Il est équipé d’un indicateur de niveau d’eau, d’une gaine pour gros outils à feu, d’un frein à main à vis, de coffres pour outillage et bidons.

Numérotés X 3801 à 4051, ces autorails ont été construits à 251 exemplaires entre 1950 et 1961.

Le X 3817, constructeur Renault, a été mis en service le 29 décembre 1951, il a fini sa carrière le 28 Septembre 1986 à Sotteville-lès-Rouen. Le X 3853, constructeur De Dietrich, a été mis en service le 13 mars 1953, il a fini sa carrière le 19 juin 1987 à Mohon.

Masse : 31,5 tonnes
Longueur hors tout : 21,85 m
Largeur : 3,09 m
Hauteur : 3,95 m

Diamètre des roues des essieux : 0,86 m
Rayon minimal d’inscription en courbe : en voie de 1,435 m : 120 m
Vitesse maximale : 120 km/h
Capacité du réservoir de gazole : 400 litres
Consommation moyenne : 60 litres au 100 km
Moteur thermique Saurer 360 ch ou Renault 340 ch (V12 – 4 temps)

Le X 3853 dispose d’un moteur thermique Saurer 360 ch
Le X 3817 est motorisé par un moteur Renault 340 ch

Autorails EAD « Caravelle » X4790 et X4795

Ces autorails X 4790 et X 4795 font partie des derniers exemplaires de la longue série des EAD (Elément Automoteur Double), surnommés « Caravelle »,  construits entre 1963 et 1981 par les Ateliers du Nord de la France ANF : X 4300, X 4500, X 4630, X 4750 et X 4790.

Les X 4790 à X 4796 ont été construits en 1981, et modernisés en 1987-1988 (cabines renforcées) puis en 2005 (livrée extérieure « TER », rénovation des aménagements intérieurs).

A chaque élément moteur XBD 4790 est associée sa remorque XRABx 8790.

Masse en ordre de marche : 66 tonnes
Longueur hors tout : 43,48 m
Hauteur : 3,74 m

Vitesse maximale : 140 km/h
Capacité voyageurs : 107 places (24 en 1ère classe et 83 en 2ème classe)
Moteur thermique Saurer S1 DHR (diesel 4 temps suralimenté, injection directe, 6 cylindres en ligne horizontaux, situé sous la caisse, 440 kW, 1550 tours/min)

Voitures Banlieue Est

Voitures métalliques banlieue Est : une voiture 1ère classe et une voiture 2ème classe.

Année de construction 1932.

Dans un post suivant : les expositions annexes.

Berck Ville – L’Église Saint Jean Baptiste.

Au XIVème siècle, la construction qui est aujourd’hui le clocher de l’église était une tour fortifiée appelée « Foïer » (foyer). A partir de 1361, un feu dominait la tour qui servait de phare.

La configuration de la côte était bien différente, constituée à cet endroit de garennes, de dunes où coulait l’Arche, un petit fleuve côtier qui se jetait dans la Manche au lieu dit « l’entonnoir ».

C’est au XVIème siècle qu’une nef, un chœur et une chapelle y furent accolés. Elle devint l’église des pêcheurs de Berck, la mer étant plus proche à l’époque.

Souvenirs de la Grande Guerre – Cimetière de Berck.

Dans le cimetière communal de Berck se trouve un « carré militaire ». Celui-ci est composé de 12 groupes de tombes, désignés par des noms de gradés glorieux, tués à l’ennemi, tels le Général Galliéni, le Général Ancelin, le Capitaine Guynemer, etc…

Les groupes de tombes militaires.

La tombe d’Albert Lucien Duvet, décédé en 1927, a sa place devant ce cimetière. En tant que président de l’Association Amicale des Mutilés et Combattants de la Grande Guerre de Berck et des environs, il fut à l’initiative et directeur du Cimetière Militaire.

Le monument aux morts, inauguré le 17 septembre 1922, rend hommage aux victimes des deux conflits mondiaux.

Quelques mois plus tard (novembre 1924), l’association des Anciens Combattants Berckois a fait ériger un monument à la mémoire des infirmières mortes au champ d’honneur lors de la Grande Guerre.

Berck – Une visite à la station SNSM

Tous les premiers samedis du mois, la station SNSM de Berck-sur-Mer ouvre ses portes aux visiteurs de 10 à 12h00 ou sur rendez-vous.

Ce 2 février 2018, c’est chaleureusement que Jacquot et son collègue (dont le prénom m’échappe) nous ont accueillis. Après une agréable conversation autour d’un café et de douceurs, ils nous ont fait visiter les installations.

Des explications instructives quant au matériel, la possibilité de monter à bord du canot, tout concourrait à une visite réussie et agréable.

Merci encore à nos deux volontaires pour ces moments de découvertes.

Pour vivre notre expérience, voici l’adresse : Station SNSM de Berck-sur-Mer ; 16 BIS RUE DU DOCTEUR ALBECQ – 62600 BERCK-SUR-MER.

Permanences pour les rencontrer : tous les premiers samedis du mois de 10 h à 12 h ou sur rendez-vous au 06 40 29 93 96

Jardin Valentine Hugo – Boulogne-sur-Mer.

Ancien jardin du couvent des Annonciades, il est aujourd’hui connu sous le nom de l’artiste peintre et illustratrice Valentine Hugo, née à Boulogne-sur-Mer le 13 mars 1887.

Les éléments de décoration du jardin sont récupérés d’anciens jardins éphémères du chef des espaces verts de la ville, Louis Djalaï.

Les fontaines et le banc ci-dessus proviennent de l’édition 2016, consacrée aux 5 sens.

Ces bancs originaux ont été vus lors de l’édition 2015, consacrée aux 7 pêchés capitaux.

Un hommage, sous la forme d’un buste, est rendu à Auguste Angelier, poète né à Dunkerque en 1848 et décédé à Boulogne en 1911.

La bibliothèque des Annonciades – Boulogne-sur-Mer

En 1628, les dames des Annonciades s’approprièrent l’hôpital Sainte-Catherine qui datait du début du 13e siècle. Sur l’emplacement, elles édifièrent leur couvent selon les plans de l’architecte boulonnais Giraud Sannier (porte la date 1693).

Durant la Révolution hôpital, le couvent devient maison de détention, magasin à fourrage. L’église devient église paroissiale Saint-Joseph de 1807 à 1866.

Le couvent a été restitué aux religieuses jusqu’en 1905.

Il abrita ensuite une école, le conservatoire, une école de danse. Durant la guerre 1939-1945, il servit de garage.

Il a été totalement réaménagé intérieurement par l’architecte parisien Richez en 1975 pour abriter les services de la bibliothèque municipale.

La façade arrière. Nous reviendrons ultérieurement pour un reportage plus complet.